dimanche 29 janvier 2012

The infinite and the beyond, dimanche 29 janvier 2012.





Bah ouais, c'est encore moi. J'espère bien sincèrement que tu n'as jamais foutu les yeux ici, parce que je t'imagine tout à fait, me sermonnant à juste titre, comme lorsque j'avais acheté un peu beaucoup de disques en une semaine, ou réservé un restau un peu chéro avant de venir te chercher au boulôt. "Putain, Jean, t'exagères, t'as encore écrit sur moi, arrête bordel, maintenant, ça va faire quatorze ans, putain. Quatorze, crétin". Déjà? Excuse, bébé, j'arrête, promis, c'est la dernière fois, et puis faut me reconnaître ça: j'ai pas trop abusé non plus, merde, ça cause surtout musique, ici, t'es quand même pas le sujet principal de la cinquantaine de notes que j'ai balancées, dégonfle tes ailes de géante, rassieds toi tout de suite, faudrait voir à pas te prendre pour une gigantesque ombre qui plane sur mes jours, comme le Zeppelin est revenu hanter Londres tous les soirs de l'automne 2007. "Tu me prends pour une conne? Tout ce qui est écrit dans cette merde ( que tu as affublée d'un nom pas possible) porte l'empreinte de notre histoire commune, ça sent le nous à chaque coin de paragraphe, abruti, ne me la fais pas à l'envers, pas à moi, je suis à peu près la mieux placée pour reconnaître tous les petits détails que tu disperses ici, et qui me sont destinés, par ricochet, par la bande, par le truchement de tes ridicules errements, miséreux que tu es". Soit. Pas faux. Je dois admettre que j'ai commencé à écrire ici parce qu'il me fallait un endroit, un coin peinard, une crique où il me serait aimablement permis de déposer avec une infinie précaution tout ce que je porte de nous, toute cette masse qui encombre mes nerfs depuis des années, cette persistance rachidienne à la puissance insolente, qui est en trop dans mes valoches. Ou pas forcément en trop. Pas précisément. Présente. Douce. Inamovible. Depuis que j'ai ouvert les portes de ce "Nulle part" club, je me sens un poil mieux, ça gère un peu plus. Je laisse des trucs, là dedans. C'est un peu une consigne pour blaireaux romantiques: on vient le dimanche, on colle des lignes de vie, des trucs qu'on se remémore avec une niaiserie sans limites, en les déformant à tire-larigot, histoire de se rendre encore plus nostalgique concernant des évènements somme toute on ne peut plus normaux dans la vie de deux connards qui s'aiment. Ridicule. Le putain de prisme de la mémoire, je sais m'en servir correctement, je maîtrise bien, je peux tranquilou te transformer le souvenir d'un banal dîner de milieu de semaine en un tête à tête extraodrinaire, avec dégoulinades de violons et regards violents, avec rage et fièvre, toute la passion de l'univers en trois lignes sur un blog. Pauvre con. Mais bon, je fais avec moi, obligé. Faut bien que je compose. Et cette nécessité s'est imposée avec un naturel qui ne souffrait d'aucune remarque. Alors j'y suis allé. Ne m'en veux pas. Je voulais juste causer un peu. Dresser des cathédrales à nos belles années, parce qu'elles le méritent, et Dieu sait si mes proches m'ont fait chier et me les cassent encore avec cette stupide tendance que j'ai de me vautrer comme un pauvre gland dans la fange toxique de mes réminiscences. Je m'en branle, de leur avis, de leurs conseils, de leurs mises en garde. J'ai toujours agi en imbécile, je m'en suis fait une spécialité que je travaille au quotidien, j'ai foutu au feu un avenir tout tracé d'ingénieur sur un coup de tête pour devenir objecteur de conscience et m'attirer en conséquence les reproches énamourés de ta famille et de la mienne, alors je vais pas me gratter pour savoir si trop penser à toi, ça peut éventuellement me faire du mal. Rien à battre. Mon âme est d'une solidité crasse, elle a tout enduré, elle supporte la douleur avec une constance impressionnante, elle est dure au mal, c'est une putain de sale carne, et moi aussi j'suis une vieille carne, alors qu'on ne me casse pas les burnes, une fois pour toutes. Agir, vivre, penser comme je le fais, cela ne regarde que moi, putain, du moment que je ne cause aucun dommage alentour. De toute façon, pour ce qui est des comportements bizarres, je n'ai pas de leçons à recevoir, eu égard à nos entourages respectifs qui pratiquent une telle pudeur, un ostracisme si étrange pour tout ce qui concerne notre aventure, que j'ai toujours et encore l'impression d'être un grand brûlé que l'on ménage, avec lequel on évite certains sujets, un mec qui revient du vietnam, une gueule cassée par toi, un accidenté poly-traumatisé en rééducation, pour désapprendre le goût de ta peau. Ben ouais, c'est le cas, j'étais en amour comme on peut être en tournée, en guerre, en campagne, à Verdun ou au Madison Square Garden, les p'tits pères, j'ai traversé la contrée de l'extrême, j'ai gravi trois ou quatre everests en dix ans d'existence avec cette fille, allez tous vous faire foutre, on en reparlera, on peut comparer les curriculums, rien ne m'effraie.



Alors voilà. Ca a fait huit ans qu'on ne s'est pas vus. C'était en janvier 2004, à un concert ( ben oui, forcément). A la sortie, je te cherchais, bien sûr, évidemment, comme d'habitude, je te cherche partout de toute façon, dans toutes les manières que je peux avoir de dire bonjour à une femme, de regarder quelqu'un, c'est à toi, précisément, que je m'adresse. Je crois qu'il m'est même arrivé de te chercher en allant aux chiottes, à la déchetterie, chez le dentiste, le boulanger, la CAF ou la banque, tout ce que tu veux, tu es partout, c'est clair? Et puis, dans la cohorte des neversois qui sortaient de la salle, je t'ai vue. J'étais fébrile, putain. Les quelques fois où l'on s'était reparlé, c'était orageux, voire passionnel, ou tendre, mais pas simple quoi qu'il en soit. Il y a eu le concert de Noir Désir, à Lormes, premier show des mecs sans toi, enfin, si, avec, puisque tu y étais, mais sans nous, quoi. Violente, ma réaction, quand je t'ai aperçue. J'ai été sec, brutal, cassant, ignoble. Propos ensanglantés, amers, durs. Je m'en veux, un peu. Passons. J'avais tellement mal, en ces temps maudits, que je m'en étonnais moi même, de tenir, de vivre quand bien même, de supporter cette lacération permanente de mon ventre, un coutelas qu'on monte et descend dans ton intestin sans relâche, H 24, sans morphine pour supporter l'écartèlement des chairs. J'ai passé ça. J'y ai survécu. Va savoir comment... Mais deux ans après, j'étais mieux, de toute façon pire je pouvais pas, j'ai essayé de descendre plus bas et j'ai croisé des morts. Alors je suis remonté. Ca m'a passé le temps. Dans ce putain de hall, à Nevers, j'ai bien senti que tu tâtais le terrain du regard pour savoir si tu n'allais pas de nouveau te prendre tout mon dégoût en pleine gueule. Et puis on se connaît tellement, on se sent à un tel point, sans se forcer, on se vit si fort, que t'as rapidement capté que j'étais en état de soutenir une conversation à caractère humain. Alors on s'est rapproché, parlé, on a échangé deux ou trois phrases convenues qui étaient censées cadrer avec ce que peuvent se dire d'anciens amoureux, comme ça , normalement, détendus. Mon cul, oui. Même ce moment apparemment anodin, fugace, s'est paré d'une puissance incroyable, les gens autour de nous avaient l'air de petites choses insignifiantes, il y avait une électricité gigantesque qui émanait de la zone où l'on se tenait debout, comme cela a toujours été, comme cela sera sans doute toujours, et comme cela fait que ça me tient en vie, même bientôt quinze piges après. On s'est regardé à peine, parce que des tonnes de pensées radioactives naviguaient entre nos quatre yeux à chaque fois que nos iris se croisaient. Alors voilà, valait mieux pas insister, en rester là. Pas besoin que l'on se fasse un dessin, un croquis, on n'allait pas poser ça en équations non plus. Nous n'avons jamais été un couple lambda, et la force de notre histoire, sa beauté presque inquiétante, et toute la noblesse qu'il y a eu dedans, a fait que nous sommes à jamais dépositaires d'un truc immensément pur et intense, dont on ne sait pas quoi faire, et qui dépasse nos vies, un peu, je l'espère. En tous les cas c'est comme ça que je le ressens. Libre à toi de te faire une opinion radicalement différente sur ce que nous avons été, et de considérer mes propos comme ceux d'un pauvre taré qui a cru bon de penser que l'amour était au dessus d'un job, d'une carrière, d'une vie rationnelle, calme, tracée. J'assume. Tu as rompu au moment où ce déchirement si intense, ce renoncement à nos chimères de mômes qui se croyaient invincibles de par les sentiments qu'ils se portaient avec incandescence, toute cette mutation inévitable vers l'âge adulte me rendait à moitié cinglé, voire complètement. T'as sauvé tes meubles, bébé. Je le comprends, grandement. Et je t'espère heureuse, diablement, puissamment, avec tes gosses, une autre vie, un autre chemin, plus posé, avec des balises et des bouillottes ( c'est pas péjoratif, hein, au demeurant j'aime bien les bouillottes, enfin j'veux dire j'ai rien contre elles, je m'en tape, quoi). Parce que la vie avec ma tronche, ça devenait un peu impossible, je conviens de la chose. Tu as bien fait. Rester, en supporter plus, ça serait devenu vraiment compliqué, pour le coup. J'ai cassé comme un parfait idiot tout ce qu'il y avait de beau dans ma chienne de vie, j'ai cru avec arrogance que tu pouvais vivre à côté d'un chieur instable sans morfler, que faire marcher la baraque avec un mec qui a pour idoles Keith Moon et John Bonham, c'était d'une paisible facilité. Pardon. J'imagine très bien que tenir au bout d'un cerf-volant un abruti qui flirte avec le soleil en te faisant coucou avec la main, tout en te forçant à garder les pieds ancrés dans les loyers à terme échu et les traites de l'assurance, ça a du se révéler pénible, à force. Dossier classé. Affaire suivante.

Toujours est-il que lors de cette fameuse dernière fois où je t'ai vue, il y avait Mathieu, aussi, et je te l'ai désigné en te disant plus ou moins que je faisais son éducation à coups de disques et de concerts, comme pour te signifier que j'avais trouvé une raison de ne pas crever, à défaut d'avoir trouvé une raison de vivre, pour te rassurer sur ma détermination à revenir parmi les gens de chair, à essayer de quitter le royaume du néant, du noir intense, du suicide organisé. Je crois que tu as capté ce truc. C'est bien. C'est ce que je voulais. Que tu prennes conscience que ce gamin avait pris le relais, qu'il me tenait la gueule au dessus de la flotte pour ne pas que mes poumons se remplissent de pétrole et de haine, que ce fils de substitution avait eu pour fonction nette et précise de m'empêcher de mourir après ton départ. Qu'il en soit ici remercié, ce petit morveux. Et nous? Quid de nous? Oh ben nous, il n'y a pas grand chose à en dire, on va pas leur décrire dix ans de vie sur un blog, ni ailleurs d'ailleurs, il reste des choses sublimes dans mon coeur de connard, j'ai essayé tant bien que mal de conserver à la surface ce qu'il y avait de plus magnifique en effaçant au maximum de ma mémoire les mois ignobles que nous avons cheminés et toutes mes conneries d'alors. Pas simple. Et très facile dans le même temps. Je n'ai qu'à me baisser pour picorer des souvenirs extraordinaires, sache bien que je n'ai pas déversé sur ce blog le quart du centième de ce que nous avons été, parce qu'on ne peut, et qu'on ne doit pas mettre en mots un bonheur de ce calibre. C'est proprement indicible. Que cette chose magique demeure donc ce qu'elle a toujours été: un mystère. Une étrangeté. Une stupeur. Une lumière. Dans mon mausolée mental, dont j'ai refait les papiers avec des photos de nous tout partout, que j'ai décoré à mon goût, dans ce putain de musée où il y a nos engueulades et nos parties de baise, nos lettres enflammées et nos fous rires débiles, je me sens bien, c'est un endroit qui ne m'effraie plus. Longtemps je suis passé devant avec la trouille au ventre, ou alors il fallait que je me colle du courage artificiel pour y foutre les pieds et rêver de nous, mais maintenant, ça va, c'est ok, ça commencerait presque à sentir la sérénité tout ça, une certaine mise en paix avec moi même et avec nous, tant mieux, il était grand temps. Plus que temps. Et puis il fallait que je te dise, aussi, mon amour ( ça te dérange pas que je t'appelle comme ça, t'es habituée, pas de chichis entre nous, voyons), que la lettre magnifique que tu m'as envoyée juste après la mort de mon père, au moment où j'étais un zombie dégondé, où l'on pouvait sans forcer voir le jour au travers de moi, cette lettre est à mes côtés, aujourd'hui, au moment où je torche ces lignes, à 16h06, ce bout de papier qui personnifie le tact et la délicatesse, cette infinie douceur que tu as eue dans tes mots pour m'aider à relever le nez de mes salopes de larmes, toutes ces choses sont au fond de moi, avec moi, elles vivent, c'est très doux et ça me porte, vraiment, bébé, t'inquiète pas. Arriver, comme tu l'as fait de si brillante manière en quelques longues phrases, à rendre à la fois hommage à mon géniteur, sans tomber dans le pathos, et à me signifier dans le même temps que notre histoire t'aidait toi aussi à tenir, à avancer, à poursuivre dans toute cette merde, c'était d'une beauté ample, cathartique, crépusculaire. C'était le dernier signe d'un ange qui s'éloigne doucement de ma vie, tout en l'habitant entièrement, sans partage, à jamais, viscéralement, facilement, sans conteste, en laissant tout le reste dans le caniveau, quoi de plus normal? Je suis nourri de toi, pour le restant de mes jours, je sens que je peux tout doucement te lâcher la main, aller vers d'autres rives, vers d'autres êtres, vers un peu de joie, putain, enfin merde quoi, j'y ai droit, en posant sur nos vies mêlées un regard immensément affectueux et tendre. Tu m'as rendu fort. Et en me quittant, très étrangement , tu m'as peut-être et même sans doute sauvé. De moi et du reste. Merci, pour tout ça, merci ma belle.



Alors on va pas en rester là, hein, on va pas se quitter connement sur des grandes phrases prétentieuses et des larmes de dandy, je vais quand même tenter de conclure cette putain de lettre, que j'essayais désespérement de t'écrire depuis quinze piges, avec de jolies braises, des petits feux qui vont pas nous rajeunir mais tant pis pour les rides, bordel: je vais évoquer nos jours anciens... L'étang de nos étés, où on rôtissait comme deux lézards avachis, en écoutant notre cassette préférée de Pink Floyd, celle que j'avais enregistrée pour les heures chaudes et spécialement appelée "Sweet, soft and gentle songs" ( non mais quel con, j'te jure), et en fumant nos clopes entre deux bains, en attendant le soir et ses vertiges. Vingt ans, bordel, on avait vingt ans. C'est Paul Nizan qui a dit: "J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie". Que Nizan aille se faire foutre. Définitivement.



Et puis un souvenir de nous que je suis le seul à posséder, puisque tu dormais lorsque c'est arrivé. C'était à Nantes, dans notre dernier appart, quelques temps avant que les choses ne se brisent. Le jour se levait, j'avais encore dormi en morse, par intermittence, vivant mon malaise existentiel jusqu'à en tarir ta vitalité, jusqu'à t'en faire oublier ta santé, tes espoirs, ta belle énergie, à vouloir que tu plonges dans les égoûts avec moi, pour qu'on reste ensemble malgré tout, parce qu'on avait toujours fusionné notre bonheur, alors le malheur, aussi, putain. Qu'on ne fasse qu'un dans ma dépression. En parfait égoïste. Je te regardais pioncer, peu de temps avant que tu émerges. J'ai pensé, et à raison, que notre histoire touchait à sa fin, ça devenait une évidence sinistre, qu'on avait tous les deux les boules de regader en face, mais personne d'était dupe de ça, on allait toucher terre sous peu. Ca avait été trop beau pour sombrer dans le sordide, le pas intéressant, le quotidien vomitif, la purge, le banal des jours. Autant se saborder et partir chacun avec nos lambeaux, quitte à prendre le risque d'en claquer en chemin. Alors j'ai toisé la fenêtre, y avait le soleil qui donnait sur tes cheveux roux, on voyait tes tâches de rousseur ressortir, ta beauté était assoupie mais sacrément vive, j'ai songé aux stupides oeufs à la coque que je ne manquerais pas, ce matin là encore, de te concocter avec dévotion, et j'ai longuement caressé ton visage, tes cheveux, je t'ai observée goulument, comme on peut s'enivrer d'une toile de maître ou des dernières images d'un film, pour se remplir avant de plonger dans le rien total. Je t'ai embrassé le front, bêtement, en soupirant, en me disant juste: "C'en est fini, Jean". La suite m'a donné raison, évidemment, il ne pouvait en être autrement, et je le savais parfaitement. C'était un vache de beau moment. Comme il y en a eu des milliers. Des putains de milliers.
Une chose est avérée: je suis vraiement heureux d'avoir pu t'écrire une vraie lettre, ici, aujourd'hui, en écoutant mes chers Led Zeppelin, en ayant au fond de mon coeur et de mes oreilles la seule chose qui ait pu prétendre un traître jour approcher, de très loin s'entend, une seule de nos minutes: la musique. Je ne sais pas si j'ai vraiment tout dit, mais l'essentiel, en tous les cas, je pense, oui. Tu me permettras, néanmoins, d'en rajouter des bouts, ici ou là, dans les mois qui viennent, on sait jamais...
Et puis voilà, je me suis permis, aussi, de mettre une photo de toi, où tu n'es pas complètement visible, mais où l'on distingue très bien à quel point, dans quelles proportions, tu as pu éclairer ma route, me rendre moins laid en dedans, à l'instar des types qui sont derrière toi, sur le mur, en photo, les Page, Lennon, Richards, mes autres phares, dans une moindre mesure. Vous m'êtes chers. Vitaux. Enfin, surtout toi.
Très récemment, un être beau, et bon, quelqu'un de vraiment rare, a écrit ceci à mon humble destination: "Les veufs pleurent leur déraison. Si un soir ils pleurent c'est qu'il pleuvra du bonheur. Point de vue. Ou ligne de fuite". Cette jeune personne pousse délicatement mon épaule, elle effleure ma vie avec grâce en ce moment pour que je traverse les clous sans que je me les prenne tous dans le cul, comme à mon habituelle habitude. Merci à elle. Elle est de ta trempe. Je le pense.
Ma tendre, mon petit coeur, ma force, ma toute, mon autre, mon aimée, mon immense, ma Nounouche, ma meilleure amie, mon pote le plus robuste, mon feu, ma femme, ma chère Nathalie, notre amour a été un temple, il faut que nous en soyons conscients, fiers, fous, beaux et heureux pour toujours.
Bien à toi. Je t'aime. Encore.
Jean.

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