mercredi 22 avril 2015

Le Sixième Règne


https://www.youtube.com/watch?v=UF6SLqEtSFs&feature=youtu.be


Enfant des portes, es tu ici persuadé d'entendre le rêve terni de Yasgur ?

Tu jauges bien tes regrets à l'aune du firmament.

Tout là bas, en ce vallon cambré, sur la pelouse jonchée d'acide...

C'était cette heure chaude qui nous menait à l'autel.

Le sépulcral bouquet des symphonies lysergiques.

De la plaine du "six was nine", il ne reste rien.

Rien maintenant.

La guerre éclair du papier vert a tout ratiboisé.

C'est en torve nudité que les glorieuses ont explosé, menues, asséchées, pitoyables.

La fumée des fourneaux s'est répandue, comme le rhésus de l'utopie.

Le glas de quelques libertés entrevues, à peine murmurées.

Ca empeste.

Place nette pour la foire au dieu fric.

Les holdings se sont mises à saillir de l'individu avec dextérité.

Seventies.

Saisons du pugilat des coeurs, officines et cynismes.

De quel "hole you need" parlons nous, exactement ?

De celui des ondes opiacées qui verminent ta carotide ?

Ou du gouffre vermillon où je jette mon désarroi simiesque ?

C'est égal, il n'y a que de l'affreux à l'étal.

Du glauque infécond se subséquant à lui-même.

Comprimé dans des bocaux aminés, à l'abri de toute sénescence.

Ne vous en formolisez point, chers intrus.

Ca le conserve, comme un ressenti congelé dans la tourbe.

Noyé sous la divine aldéhyde.

Au tout début de la décade, on m'a mis les hémisphères à ciel ouvert.

Dans un bloc inopératoire, un repaire de forçats du vide.

Et il a bien fallu faire un minimum de tourisme.

J'ai arpenté les voutes.

J'ai glissé quelques synonymes.

J'ai confondu l'austral avec l'humus.

J'ai progressé dans l'intact.

J'ai écumé.

La cytose en bandoulière.

Légume.

Cellule.

Carne.

Viande en sérail.

Solitude ambitieuse, véreuse, nourrie à la vitalité de l'abime.

Le tragique canonisé.

Chauffage d'appoint, au satanique.

C'est dans une misère pénale que je me suis enfoui.

Saccagé en sursis.

Infraction sommaire au diktat du karma.

Pulsations.

Battements diffus.

Conditionnée en sapiens, l'âme finit par ployer.

La torsion délétère propose ses sévices.

Elle offre une peau.

Ne jugulez plus l'effroi, il rassure.

C'est bien malheureux.

Et je songe à la future collecte.

Les vendanges du diable ne payent pas de mine.

Il ne faut jamais faire attendre sa damnation intime.

Simple question de savoir vivre.

Respect dû aux esclaves.

Le sentencé a purgé sa ruine au cachot de ses jours.

Béton et briques, épouvantes toniques.

Arpège séminal.

Si peu de moi.

Vibre avec son époque.

Vibre au jour le jour.

Dans la liqueur, dans le veuvage.

Nourri aux breuvages, au décès instinctif.

N'attendre que la fin des fins.

Tout vient à point.

Chaque chose hante son temps.

En perpétuel inceste avec sa psyché délictueuse.

En délicatesse avec le monde, n'est-ce pas....

Infatuation.

Who do you think you are ?

Tu baises tes mots en prononçant cette sanction ?

Avoue toi juste que tu n'es pas ici pour expier quelconque méfait.

Mais que tu es simplement ici à cause de rien.

Des riens.

Des tous.

Retour souhaité à la matrice ?

Ne t'autoproclame pas décideur, sale mendiant.

Attends l'heure du rite, de la mydriase libératrice.

Aucune incantation pourtant.

Un semblant boréal, une caresse du jour ténu.

Un instantané de vigueur.

Qui l'eut cru?

Un intermède dans les vocables agiles de la déchéance.

Charogne, oeuvre pour une pause dans l'innommé.

Cela tempérera tes cratères.

Sentir l'air des sentiers revêches remonter de leur vengeance.

Les coraux tuméfiés de la grotte.

Revoir un pusillanime printemps.

Rester chacal.

Toutefois présenter patte douce.

On ne sait trop jamais.

Dans le tout venant du fugace.

Dans la coillanderie des sens.

Orfèvre.

C'est bien arrivé.

L'onirisme a fait sécession.

Un traître jour, j'ai reconnu.

De deux choses : Lune.

Ma destination.

Ma destruction.

Ma division de la joie.

La dernière syllabe.

Ma terrible aimée, la sainte furie qui achève mon sacre.

A dos de royaume, sur les épaules du géant.

Sur le dôme du délire.

Au plus haut, en digne héritière du sulfurique.

 La fille de Léda a érigé son empire.

Envahi, conquis, asservi, débordé, pénétré, déferlé, dépassé.

Harassé, cultivé, malaxé en tétanie.

On fonce vers la lumière, boy.

J'abdique.

 J'obéis, laquais, domestique, aux ordres de ses courbes.

Transe.

De nos échanges épidermiques marqués du sceau de l'euphorie.

Je n'ai que de juteux esclandres à en dire, des ardoises arrachées parmi des feux schizoïdes.

J'arrive à la prospérité, en chancelant.

Au moment précis où les énergies se satisfont.

Il n'y a rien de chétif :  ni contentement ni douleur.

Surdimension des éléments, proportions hébraïques.

Coco, assurément, c'est du biblique.

Et mon accoutumé versant se plaît à souffrir jusqu'à la lie.

Je m'en doutais.

 A la lisière de mon cerveau voguent douze ou treize mygales.

En myriades énamourées.

Elles n'allaient pas quitter l'esquif juste avant la grand scène.

Elles ont la politesse de jeter leur poison dans la story.

Au grand dam de la raison, en pied de nez.

Précautions, notions, cautions, périssez sur l'heure.

Je ne parlais pas le sanscrit : je le pratique.

Je m'harmonise.

J'aime comme on on s'hara-kirise.

Je n'ai pas honte d'être né.

Et je n'en ai pas de fierté non plus.

Mais la donne a changé, les arcanes se pourfendent.

Au seuil de l'odyssée de nos corps, les oracles délivrent leur sabir.

Je sens toutes les forces du vent, toutes les ondes téméraires.

Se rallier à notre cause, à nos croupes impudiques.

Je n'en dirai guère plus.

Les mots peints d'artifice trouvent leurs limites.

Leur superfétatoire indigence.

Alors laissons le futur trouver son sens furieux.

Il faut donner sa chance à l'ultime, au radieux.

De sa main, je veux périr, ou vivre.

En définitive les deux.

Puisque mille fois je meurs dans ses yeux.

Et que bien sûr j'y renais.

C'est un tourbillon de satin, un lac en flammes, une bacchanale maudite.

Une emprise.

J'ai trouvé mes cardinaux, mes funestes repères pour la prochaine mélopée.

Domine moi, Ophélie, fais toi fort d'éperonner mes lobes, de martyriser ma conscience.

A tire-larigot.

Ad lib.

In fine.

Je t'aime.

C'est l'algorithme premier.

De la pure géométrie.

Des escouades de farfadets qui tapinent dans l'incruste.

Tiens, ici, quelques éponges, des vitraux, des aciers, des chemins de croix à la rescousse.

Les mots du monde qui dévalent mon canyon.

Chouette, malin, chouette.

J'atteins la contrée nuptiale de la frénésie.

L'affliction ronge avec une précision diabolique.

Des zéros inscrits sur les parois du labyrinthique.

Passion.

Passion.

Sang, ivresse, enflures.

 Enluminures encodées, sexuées au paroxysme.

Langages.

La démence en marche pied.

Sa peau de lait.

Son dedans, son dehors.

En voyages.

Ingénue douceur tapissée de luxure.

L'excellence.

C'est du vorace.

Stupre écarlate.

Corollaires énigmatiques, un versus une.

J'ai raté quelques guerres, c'est su, connu, prouvé.

Désormais.

Désormais.

Je veux mourir chaque jour pour ne plus la quitter.

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